Dans les sillons grêlés, gorgés d'astres, de lunes
Où stagnait ton odeur parmi les abat-jours
Sous des rideaux de fer, élégant de velours
Mon givre étincelant s'attaquait à ta dune
Décharge à ciel ouvert, cette fosse commune
Où tu te dérobais aux magies de vautours
Comme un cheval hélé par son cavalcadour
Endossant l'avarie des saumâtres lagunes
Je me voilais la face et mes yeux sans fenêtres
Ne voyaient plus le jour, celui qui m'a vu naitre
Avec le mors aux dents déchiqueté d'oiseaux
J'empruntais les sentiers fiévreux et volubile
Et filais droit devant, le vent dans les naseaux
Sans jamais tendre au but ou verser dans le mille
Le vendredi 6 novembre 2009 © Erdrek






