Sous la voûte céleste où j'ai tracé ma route
Vêtu d'une vétille improbable bateau
Le visage en ruine ainsi qu'un vieux château
Je cherche en vain la mie cachée dessous la croûte
Déjeuner ou jeûner juste à flanc de coteau
Mes côtes efflanquées n'ont plus rien dans leur soute
Je me nourris du temps en simple goutte-à-goutte
Ma carcasse n'est plus qu'un horrible fardeau
Tant que mon âme à dieu ne sera pas absoute
Il m'est permis de croire encore avec des doutes
Sinon à quoi ça sert d'être poétereau
J'efface ma mémoire au trou noir d'un tableau
Et en suppo chétif d'un diable qui filoute
Mes vers m'ont délesté du vrai prix que ça coûte
Le mercredi 24 décembre 2008 © Erdrek
