Alors que mon corps vide, est lui resté couché
Errante sur les près, sur les champs, dans la plaine
Il y flotte une odeur au vieil air de rengaine
Le flacon de mon âme était mal rebouché
Un parfum, dont quelqu'un s'est peut-être entiché
Doux mélange de thym, marjolaine et verveine
Qui sied très bien au teint de nacre et porcelaine
Pour qui veut s'afficher parfois endimanché
Qu'il se taise et qu'il vole et suive une mondaine
En cortège fleuri aux places du marché
Puis derrière un bosquet sans égard qu'il l'entraine
Elle à Choisy-le-Roi quant à lui Bourg-la-Reine
Dès qu'elle ouvre la bouche au galant écorché
C'est l'alène d'un mort à fort mauvaise haleine
Le dimanche 5 juillet 2009 © Erdrek
* extrait de la chanson : la camarde, de Francis Weill
