Vous qui a mon chevet attendez que j'expire
E me tenant la main dans un geste touchant
Savez-vous si mes yeux abordent le couchant
Dans les bras de Morphée qui cache son sourire
Vous m'avez soutiré tout ce que j'ai à dire,
Tiré les vers du nez, ça c'est moins alléchant
Ecouté m'accorder à la teneur des chants
Que la terre libère et sous sa peau transpire
Dominant dans le noir votre appétit tranchant ;
Vous prêtiez tous les sons à ma lyre en délire
Afin que nul ne puisse hormis vous les traduire
Assujetti aux v½ux de mes faibles penchants
Je porte mort ou vif, mes deux masques de cire
Qui auraient bien besoin d'un coup de détachants
Le mardi 7 juillet 2009 © Erdrek
