Brillant d'asphalte blanc sur la morne toison
Eclaboussé d'écueils au milieu du vacarme
Mon ½il cyclopéen ne verse aucune larme
Tel un phare effaré qui balaie l'horizon
J'ai les pieds détrempés d'océan vert gazon
Quand moutonne la mer, mon beaupré s'en alarme
Le soleil s'est noyé dans une lueur parme
Son sang bleu n'a pas tenu la comparaison
Le ciel à sa décharge est couvert d'immondices
Ses regards décrépis, désastreuses prémices
Du jour qui reviendra décliner les saisons
Maquillent mon cercueil avec ses hautes lices
Planté comme un totem sous des lunes factices
J'émets un son voilé parmi les nuaisons
Le lundi 24 août 2009 © Erdrek






