Je suis ce cheval fou et qui rit aux éclats
Décrochant sa mâchoire en milliers d'étoiles
Que propage la nuit d'un splendide incarnat
Comme on jette les dais, tout en perçant le voile
Mieux, que ne le feraient les Agates des chats
Quand brillent ces zircons sous le barnum sans toile
Ils sont plus précieux que leur poids en carats
Et réchauffent mon corps, astre mort à leur poêle
J'ai laissé aux sillons qu'irriguaient les soldats
Leur plus belle conquête, un travail de forçat
Et dans la voie lactée de mes feux de Bengale
Les dents disséminées en petits agrégats
Je balise le ciel de hourrah ! De vivats
Sous mes pieds racornis délivrés de sandales
Le jeudi 16 juillet 2009 © Erdrek









