Parfois quand je m'endors, je pars à la dérive
Je vogue sur la mer de la sérénité
Quand mon corps se dilue perdant d'intensité
Et qu'au bout du chemin j'accoste l'autre rive
Silence assourdissant que la nuit enjolive
Où des formes nimbées dans cette opacité
Echappent à mes yeux et leur sagacité
Et m'empêchent ici que je les retranscrive
L'une d'elle est si belle il faut que je la suive
Son voile transparent masque sa nudité
Mon désir est réel et je suis transporté
Alors je fais le mort, quelques fois j'y arrive
Pour perdurer mon rêve à force je m'esquive
Sachant qu'à mon réveil, je suis ressuscité
Le mardi 7 juillet 2009 © Erdrek








