Il ne manquait plus qu'elle et son rire subtil
Au banquet de ma fin, elle seule est manquante
Lorsque j'y paraissais passé minuit sonnante
Faisant du réchauffé de mon corps puéril
Pour apaiser ma faim, l'½il rivé au nombril
Tandis que je bâfrais, mon âme se sustente
Mais tout passe à côté par le canal d'Otrante
Ma peau part cheminer sur mes os sans péril
J'entends son rire au loin, ce n'est que du grésil
La mort qui jette un froid n'est pas appétissante
Mais se la pète un peu, la pécore est pédante
Comme j'ai le nez creux parsemé de persil
Moi qui me serais tu, la langue bien pendante
Je l'invite au buffet par un gentil babil.
Le mercredi 17 juin 2009 © Erdrek








